Révision

La plupart des articles (traductions exceptées) ont été révisés au cours de l'automne 2014, d'où certains anachronismes au regard de la date de publication.
Affichage des articles dont le libellé est romantisme. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est romantisme. Afficher tous les articles

vendredi 31 mars 2023

Emily, de Frances O’Connor : âme révoltée dans les landes anglaises

Emily, de Frances O’Connor : âme révoltée dans les landes anglaises Bravant l’exactitude biographique pour se concentrer sur les élans et les émotions de la jeune autrice des Hauts de Hurlevent, la comédienne australienne signe un premier long métrage non pas fidèle, mais crédible et sensible. 

Avec Emily, il semble clair que la réalisatrice Frances O’Connor n’a pas recherché l’exactitude biographique. Le scénario compte un certain nombre d’erreurs, et son film est beaucoup plus éloigné de la vérité historique que ne l’était celui d’André Téchiné, Les Sœurs Brontë[1]. En revanche, la comédienne australienne, qui réalise ici son premier long métrage, propose le portrait d’une Emily Brontë romanesque et crédible.

Suite de l'article sur le site de l'école des lettres






mercredi 22 décembre 2021

Les Lettres de la famille Brontë : sensibilité et fractures d'une fratrie de surdoués


Pour qui cherche à cerner le moi, ses manifestations, ses jeux ou ses dissimulations, la correspondance offre un terrain d’exploration particulièrement fécond. Les Lettres[1] de la famille Brontë traduites, il y a peu, par Constance Lacroix offrent la particularité de confronter le lecteur à une série de personnalités brillantes et originales qui permettront d’aborder deux des entrées préconisées par le programme de terminale dans le cadre de l’objet d’étude intitulé la « recherche de soi », les « expressions de la sensibilité » et les « métamorphoses du moi ». Les première et troisième séances s’attachent plus particulièrement à développer cette première entrée puisqu’elles sont consacrées à une approche de la sensibilité romantique et à la fascination qu’a pu exercer la plus passionnée des trois sœurs, Emily, auteure des Hauts de Hurle-Vent. Les deuxième et quatrième séances interrogent la question des mutations du moi dans le cadre du genre épistolaire et dans la perspective de la création romanesque, comment le moi se donne-t-il à voir selon le destinateur à qui le moi créateur s’adresse-t-il vraiment ?

La séquence pourra s’intercaler entre une première séquence consacrée à l’expression de la sensibilité romantique et une troisième centrée sur le thème du double en littérature éclairé par une approche psychanalytique. Le professeur aura demandé aux élèves de lire la correspondance des Brontë dans l’édition citée jusqu’à la page 348 (lettre 158 comprise). On pourra vérifier la lecture par le biais d’un qcm. Des volontaires auront été sollicités pour présenter un exposé sur l’un des romans phares de chacune des trois sœurs, Jane Eyre, Les Hauts de Hurle-Vent et La Dame de Wildfell Hall. On proposera, en évaluation, un écrit d’invention pour rompre avec le rituel des questions d’interprétation ou de réflexion dont la méthodologie ne pose pas de véritable problème.

Séquence destinées aux élèves de terminale spécialité HLP


https://nrp-lycee.nathan.fr/sequences/les-lettres-de-la-famille-bronte/

 



[1] Famille Brontë, Lettres, trad. de Constance Lacroix, Folio, 2020.

jeudi 3 décembre 2015

Le Retour à Salem d'Hélène Grimaud

Edition en Livre de
Poche, 2015.
Voilà un étrange roman, anachronique et futuriste, fantastique et didactique. Une sorte d'OVNI littéraire qui ne manque pas de maladresses, les parties didactiques sur les dégradations de la planète sont sans doute justifiées mais était-il nécessaire qu'elles soient aussi circonstanciées;
Pour le reste c'est un livre authentiquement romantique : la narratrice, pianiste découvre chez un antiquaire un manuscrit de Brahms qui relate un voyage du musicien sur l'île
de Rügen dans la Baltique. Le récit fait alterner les réflexions et décisions de la pianiste enthousiasmée par sa découverte et les voyage initiatique du grand musicien dont les pérégrinations font un peu penser à celle d'Arthut Gordon Pym. Si le récit de Brahms nous renvoie peu à peu à la réalité d'aujourd'hui et aux "souffrance" de la terre mère, la narratrice est amenée à douter de sa propre expérience dans le magasin d'antiquité. L'ensemble est construit avec une virtuosité digne d'Hoffmann (convoqué d'ailleurs dans l'intrigue) et une sensibilité dont on aimerait entendre plus souvent l'expression en littérature.