Révision

La plupart des articles (traductions exceptées) ont été révisés au cours de l'automne 2014, d'où certains anachronismes au regard de la date de publication.

mercredi 18 juin 2025

Et si on relisait Selma Lagerlöff?

 Deux article sur Selma Lagerlof dans ce numéro de Juiller-Aout dans le premier, je livre un portrait de la trop oubliée Selma Lagerlöf (pourtant prix Nobel de littérature 1909), en orientant la réflexion sur le motif de la marginalité dans ses princpaux romans - je songe évidemment aux collègues de première qui étudient ce thème dans le cadre du parcours accompagnant l'tude de Manon Lescaut.

Dans le second j'unterroge le motif hautement symbolique de la métamorphose dans Nils Holgersson.

https://www.ecoledeslettres.fr/fiches-pdf/selma-lagerlof-et-la-celebration-des-marginaux/

https://www.ecoledeslettres.fr/fiches-pdf/nils-holgersson-rapetisser-prendre-de-la-hauteur-shumaniser/




mercredi 21 mai 2025

La vie tumultueuse de Mary W.

 


La Vie tumultueuse de Mary W. est un roman de Samantha Silva, publié en 2021. L’autrice américaine, dans un entretien disponible en ligne et réalisé pour le Lone Star College-Kingwood, explique qu’elle a voulu retracer la vie de Mary Wollstonecraft, l’une des pionnières du féminisme en Angleterre dont elle estime qu’elle est trop méconnue dans son pays.

Son roman est passionnant : elle choisit comme point de départ la naissance de la future Mary Shelley (Mary Wollstonecraft est la mère de Mary Shelley) et la rencontre entre son héroïne et Madame Blenkinsop, une vieille sage-femme. Elle fait alors alterner les deux points de vue, celui de Madame Blenkinsop qui va assister aux derniers jours de Mary, et celui de Mary qui s’adresse à son bébé pour lui raconter sa vie et ses combats.

Le point de vue de Madame Blenkinsop est intéressant : c’est celui d’une vieille femme qui a mis au monde des centaines d’enfants, mais qui n’en a jamais eu elle-même et, de façon assez inexplicable, elle se sent attirée par cette patiente qui a un enfant tard, à trente-huit ans. La sage-femme est séduite par l’atmosphère qui règne dans la maison, pleine de livres et de manuscrits commencés, et d’encriers. Elle est sensible aussi à la lucidité de Mary Wollstonecraft qui prend le contrepied de bien des idées reçues et se montre convaincante quand il s’agit de les justifier. On a l’impression que Madame Blenkinsop symbolise toutes les femmes qui vont recevoir l’héritage de Mary Wollstonecraft.

https://www.ecoledeslettres.fr/epreuve-orale-du-bac-de-francais-la-vie-tumultueuse-de-mary-w/


vendredi 16 mai 2025

Otto de Tomi Ungerer

  


Parmi les compétences à cultiver, les programmes du cycle 4 nous invitent à faire « Lire et comprendre des images fixes ou mobiles variées » en s’appuyant sur des « outils d’analyse simples ». La lecture de l’album, souvent négligée en collège, permet d’exercer ces compétences d’observation et d’analyse liées à l’image. L’album de Tomi Ungerer, Otto qui rapporte, sous formes de mémoires fictives l’odyssée d’un ours en peluche conviendra particulièrement aux classes de sixième ou cinquième. Il permet d’aborder les objets d’études « Avec autrui, amis, familles réseaux » en cinquième ou de questionner la notion d’héroïsme puisque notre ourson devient malgré lui un héros. En sixième on pourra mettre l’accent sur la dimension aventureuse du récit, Otto, comme Ulysse cherche à retrouver son foyer, et finit par le retrouver. La séquence visera en outre à situer l’œuvre dans son contexte et à développer des compétences d’écriture variées.

Séance 1. Tomi Ungerer imagine l’autobiographie d’un ours en peluche

Séances 2 : Les familles d’Otto6

 Séance 3 : Entraînement à l’expression

 Séance 4 : Otto, le héros, p. 16-23

Séance 5 : La voix passive

Séance 6 : L’ami retrouvé, ou la fin d’une longue odyssée

Evaluation : expression écrite

https://nrp-college.nathan.fr/sequences/otto-de-tomi-ungerer/


mardi 6 mai 2025

Feurbach et le fanatisme

 Question de réflexion littéraire : « Le doute, ce principe de liberté scientifique, doit me paraître un crime », écrit Feuerbach à propos de la religion. Pensez-vous, qu’à l’inverse, la littérature ait pour vocation de cultiver le doute ?

Erreur dans la présentation : les questions de réflexions et d'interprétation onté éte inversée.



lundi 17 mars 2025

Le parcours fulgurant d’Isabelle Adjani au Français


7 mai 1973, Isabelle Adjani apparaît, sur la scène de la Comédie Française, dans le rôle d’Agnès de L’École des femmes ; 30 juillet 1974, la jeune actrice quitte le Français pour se lancer dans l’aventure cinématographique. Si l’on compte les quelques représentations qu’elle a assurées du rôle de Mariane dans L’Avare, l’actrice de dix-huit ans est restée un peu plus de quatorze mois à la Comédie Française, quatorze mois qui devaient l’imposer comme une artiste incontournable du paysage culturel français. Comment expliquer cette fulgurance et surtout ce retentissement qu’imprimera l’actrice dans la mémoire collective ? Sans doute, en ce début des années 70 symbolise-t-elle une trajectoire de réussite exemplaire, sans doute aussi incarne-t-elle une série de rôles emblématiques qui, après l’explosion de 68, traduisent une aspiration à vivre autrement que dans les perspectives imposées par une société patriarcale qui a malgré tout bien résisté, sans doute enfin parce qu’elle fait partie de ces rares comédiennes capables d’élever l’interprétation au rang d’art total et qu’elle manifeste une aspiration fondamentale à une forme d’idéalisme romantique.

https://www.ecoledeslettres.fr/fiches-pdf/le-parcours-fulgurant-disabelle-adjani-au-francais/


De l’autre côté du pont de Padma Venkatraman, séquence niveau cinquième


De l’autre côté du pont
de Padma Venkatraman est un excellent roman jeunesse qui permettra d’aborder deux des thématiques du programme de cinquième : « Avec autrui, familles, amis, réseaux » et « Le voyage et l’aventure ; pourquoi aller vers l’inconnu ? ». Le roman retrace le périple tragique de deux sœurs dans l’Inde contemporaine. Notre séquence vise à développer la maîtrise de l’écrit ainsi que certaines  des compétences orales :

-  Exprimer ses sensations, ses sentiments, formuler un avis personnel à propos d’une œuvre ou d’une situation en visant à faire partager son point de vue

 - Formulation de jugements de gout, révisables lors de la confrontation avec les pairs ou le professeur.

- Mobiliser les connaissances orthographiques, syntaxiques et lexicales en rédaction de texte dans des contextes variés.

Séance 1 : Entrer dans l’œuvre

Séance 2 : Texte 1 : p. 21 22

Séance 3 : Gagner son pain, pp. 91-93

Séance 4 : La fonction complément d’objet

Séance 5 : Expression, le récit de Viji p. 135.

Séance 6 Orthographe, dictée p. 148

Séance 7 : Faire famille

Séance 8 : Chapitre « Ce qu’il reste », p. 228-229


https://www.ecoledeslettres.fr/fiches-pdf/de-lautre-cote-du-pont-de-padma-venkatraman-a-toi-ma-soeur/

 

vendredi 21 février 2025

On ne badine pas avec l’amour : du proverbe à une nouvelle forme de tragique

Publiée en 1834, dans un recueil intitulé Spectacles dans un fauteuil, la pièce de Musset, On ne badine
pas avec l’amour[1], paraît en plein période romantique.  L’auteur livre dans la même édition Lorenzaccio, sans doute le meilleur drame romantique de la période ; il serait néanmoins difficile de qualifier On ne badine pas avec l’amour de drame dans la mesure où Musset choisit de l’inscrire dans la filiation d’un genre qu’il connait depuis son enfance, le proverbe. Destinée à la lecture, la pièce de Musset est devenue l’une des plus jouées du répertoire français. Outre ses qualités dramatiques indéniables, la pièce rappelle par sa tonalité poétique l’œuvre de Shakespeare et Musset, malgré son statut un peu marginal dans le combat romantique pour l’avènement d’un théâtre libéré des règles classiques, est celui qui, sur le fond, se rapproche sans doute le plus du modèle shakespearien dont Hugo fait l’apologie aussi bien dans sa mythique préface de Cromwell (1827) que dans son William Shakespeare de 1865. L’œuvre est associée, dans les nouveaux programmes à un parcours intitulé « les jeux du cœur et de la parole ». Aussi avons-nous privilégié, dans cette séquence, les extraits qui mettent en évidence cette double dimension d’une parole qui joue avec les sentiments, et qui, tout en se jouant de l’autre, se constitue en spectacle. Nos trois lectures linéaires destinées à l’oral du bac explorent cette permanence du jeu dans l’exercice de la parole amoureuse qui détourne les personnages de leurs véritables sentiments ; ces derniers n’accédant à la vérité qu’au moment du dénouement qui, par son pathétique précipité, les condamne à la séparation et au silence. Nous avons en outre choisi d’interroger le genre de la pièce en analysant le premier acte et mis l’accent sur le personnage de Rosette, victime sacrificielle de la pièce qui lui donne sa coloration tragique, nous finissons avec une proposition de dissertation tirée d’une réflexion de Musset, lequel interrogeait dans un article de 1838 la nature du tragique moderne.

Séance 1 : Situation de la pièce

 Séance 2 : Lecture linéaire d’un extrait de la scène 3 de l’acte I, p. 34-35.

 Séance 3 : La question du genre à travers l’acte I

 Séance 4 : Lecture linéaire d’un extrait de la scène 3 de l’acte III, Perdican fait la cour à Rosette

 Séance 5 : Le rôle de Rosette dans la pièce

 Séance 5 : Le dénouement, lecture linéaire des dernières répliques de la scène 8  de l’acte III.

 Séance 6 : Entrainement à la dissertation : Musset théoricien du tragique

https://www.ecoledeslettres.fr/fiches-pdf/on-ne-badine-pas-avec-lamour-du-proverbe-a-une-nouvelle-forme-de-tragique/

 



[1] On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset, édition de Florian Pennanech, « Classique et Cie », Hatier, 2024.